Il ne pouvait dès lors attendre d’épuiser toutes les voies de droit possibles avant d’agir envers le défendeur. Comme l’a relevé le Tribunal fédéral, « si le lésé trouve souhaitable d'ajourner le dépôt de sa demande en justice, par exemple en vue de réduire au minimum les frais d'introduction, il lui est loisible d'interrompre la prescription, ce qui déclenche le cours d'un nouveau délai, en faisant notifier à l'adverse partie un commandement de payer ou une citation en conciliation (art. 135 ch. 2, 137 al. 1 CO) » (arrêt 4A_489/2008 rendu par le Tribunal fédéral le 23 décembre 2008, consid.