L’existence d’un premier mandat, conféré par l’épouse et l’époux, n’est pas contestable. De même, l’existence d’un second mandat, confié au dénoncé par l’époux uniquement, dans une procédure de divorce, l’épouse étant représentée par un autre mandataire, est avérée. La question qui se pose est de savoir si cette situation constitue un conflit d’intérêts à raison de mandats antérieurs prévue par l’art. 13 CSD. Le conflit ne doit pas être que théorique. S’il doit être concret, il n’est cependant pas nécessaire qu’il se soit matérialisé (TF, 2C_885/2010). Le Tribunal fédéral précise dans cet arrêt que « il y a conflit d’intérêts au sens de l’art. 12 let. c LLCA dès que survient la possibilité