Ces auteurs critiquent la jurisprudence du Tribunal fédéral en ce qu’elle exige un risque concret de conflit d’intérêts. Selon ces derniers, « tout contrôle du respect par l’avocat de ses obligations de soins et de diligence à ce stade, soit précisément avant que le conflit ne se matérialise, est délicat. Or, si le conflit d’intérêts devait se réaliser, contraignant alors l’avocat à se dessaisir des deux mandats, l’ancien client pourrait légitimement ressentir une impression de trahison de la part de son ancien conseil, toutes situations susceptibles de mettre en péril la crédibilité de l’avocat et de sa fonction » (STÉPHANE GROEDECKI ET NICOLAS JEANDIN, op. cit., p. 116).